Ce matin j’ai vu mon amie passer un peu de temps concentrée sur son Iphone, puis au bout de quelques minutes aller chercher sa carte bancaire… Je me suis approché, elle était en train de commander des vêtements depuis l’application d’une marque de prêt à porter.
Avant toute mauvaise interprétation de cette introduction permettez moi d’ouvrir une parenthèse. Ne voyez pas derrière cet exemple une tentative machiste grossièrement dissimulée visant à dénoncer un quelconque cliché… je prends cet exemple parce qu’il illustre bien ce post
. Parenthèse refermée
Je lui emprunte alors son mobile pour mieux visualiser cette appli. J’étais loin de penser qu’une interface sur un écran de mobile puisse un jour être suffisamment efficace pour lever tous les freins conduisant à l’achat… d’un vêtement. (l’appli en question est trés réussie)
Jusqu’à présent je n’étais pas convaincu par ce que l’on appelle le « m-commerce », du moins pas convaincu par cette forme là… Il est si facile d’acheter une appli ou du contenu multimédia sur son mobile, certes. C’est une question d’interface en fait, je n’imaginais pas qu’on puisse un jour développer une interface palliant les lacunes d’un petit écran et offrant le confort et la lisibilité nécessaire pour acheter des produits dont la commercialisation à distance semblait être dépendante… de la taille d’un écran.
A vrai dire le plus important dans cette histoire n’est pas tant l’achat d’un vêtement sur un téléphone mobile, mais plus la modification, l’adaptation, du contenu.
Cela fait un moment que « les détecteurs de tendances », les « early user », les « grands Ayatollah du net » nous parlent de tendances, de lames de fond, qui sont en train de profondément modifier le net que nous connaissons.
Pour ma part je ne suis pas un expert d’internet, loin de là, mais j’y passe un petit paquet d’heures chaque jour et comme St Thomas « je ne crois que ce que je vois »… Et je suis/nous sommes effectivement, petit à petit, en train de modifier nos façons d’utiliser, de consommer internet. Bien sûr que des signes avant coureurs étaient là, leur persistance est bien la preuve qu’internet entre dans une nouvelle ère.
L’accès d’abord, le contenu s’adapte à l’interface. La démocratisation des smartphones est en train de boulverser la consultation du net. Un utilisateur, dés lors qu’il a le choix, s’oriente toujours vers la solution qui lui offre le meilleur rapport simplicité d’accès/qualité du service, que voulez vous, il semblerait que par nature l’homme soit fainéant, moi le premier, certains préféreront dire pragmatique, moi le premier. Il sera prêt à consulter un site depuis son mobile en ayant juste à le sortir de sa poche quitte à perdre en qualité d’affichage ou en richesse de contenu (les sites version mobile étant souvent plus light que les sites « classiques »). C’est un fait, le contenu du net risque de s’appauvrir d’un point de vue graphique, technique et certainement aussi en terme de contenu rédactionnel. Aujourd’hui la plupart des sites offrent une version mobile bâtie à partir de leur site « classique », demain, ou dés à présent ces 2 constructions doivent s’envisager de façon indépendante pour adapter le contenu aux fonctionnalités des supports de consultation mobiles. L’apparence du net évolue !
La structure ensuite, Google était le centre du monde. Même les plus grandes civilisations disparaissent un jour pour laisser la place à de nouvelles, l’Egypte des pharaons, la Grèce antique… aujourd’hui l’empire du milieu s’est imposé, l’ordre établi est en perpétuelle évolution. Sur le net Google perd peu à peu du terrain face à Facebook… n’en déplaise à ses détracteurs, la réalité est ce qu’elle est. Ce site, ce réseau social draine une partie, chaque jour plus importante, du trafic vers les autres sites Internet. Son nombre d’utilisateurs est tel que quiconque qui n’y prêterait pas attention serait dans l’erreur. Facebook agrège, Facebook regroupe, Facebook aime, Facebook monte et démonte, Facebook révolutionne… Facebook divertit, tant d’ingrédients qui contribuent à son succès et lui promettent longévité et prospérité (1 an ? 5 ans ? 10 ans ? nul ne le sait, toute notion de temps étant plus que jamais relative…). Le net s’appauvrit-il culturellement ?
Demandez à une personne de moins de 20 ans de vous citer le nom d’un site Internet ?! Facebook est en train de devenir le net.
Les impacts ? Je me pose la question de savoir si aujourd’hui le plus important pour une marque n’est pas d’avoir une communauté nombreuse et surtout active plutôt que de concentrer ses efforts sur une stratégies de SEO. Vous me direz, qu’il faut associer les 2, qu’ils sont complémentaires… je vous répondrai qu’aujourd’hui l’équilibre n’est plus si évident !
Et dans tout ça quelle place pour la conversion ? pour ce fameux ROI ?! Difficile à dire, l’approche commerciale étant à bannir, place à la transparence à la sincérité !!! Il faut jouer carte sur table, s’engager et militer pour de vraies valeurs ! Gare aux imposteurs !
Le consommateur reprendrait-il le dessus ?







