Archive pour la catégorie ‘Facebook’
Il y a un peu plus d’une semaine finissait l’opération Huis Clos sur le net, on en a parlé ici même. L’opération consistait à isoler 5 journalistes (de différentes radios francophones) devant réaliser leurs chroniques en utilisant uniquement Twitter et Facebook comme source d’information (pendant 5 jours).
Bien sûr cette opération a fait grand bruit sur le net (et sur les autres média aussi d’ailleurs), d’abord il y a le blog des journalistes, je vous laisse juger de leurs conclusions, ensuite pas mal d’articles un peu partout, je n’en ai retenus que 2 qui m’ont particulièrement plus, ici et là. Une recherche sur un moteur de recherche ou sur Twitter vous permettra d’en trouver beaucoup d’autres !
Que faut-il retenir de tout cela ? Loin de moi l’idée de vouloir vous imposer mon point de vue, une nouvelle fois je vous laisserai vous faire votre propre opinion.
Je pense qu’il faut d’abord rappeler les fonctionnalités et les usages de ces outils pour comprendre comment et pourquoi ils peuvent être utilisés.
Facebook relais essentiellement des infos d’ordre privée, difficile, voir impossible, alors de s’informer à partir de ce contenu. Les utilisateurs partageant souvent des humeurs, des fois des avis, et seulement rarement ils commentent l’actualité, la dimension « ludique » prédomine.
Twitter est différent, et certainement plus adapté à la diffusion d’information. Le fonctionnement est simple, les utilisateurs publient des messages aussi longs courts que des SMS, mais dans lesquelles ils peuvent insérer des liens vers des pages Internet et donc vers du contenu plus riche. Chaque utilisateur peut alors suivre tel personne ou tel sujet en fonction de ses centres d’intérêts. Il est reproché à ce système de favoriser l’immédiateté en dépits du fond, de favoriser le buzz en masquant certaines informations, et d’éliminer toute hiérarchisation des informations.
Pour ma part, cela fait un peu plus d’un an que j’ai mon compte, je n’ai jamais eu cette impression, et je me permettrai même de rajouter que Twitter permet souvent d’obtenir des informations de fond présentes et développées sur le net de façon bien plus fournie que dans certaines médias traditionnels (TV et Radio en particulier…).
Je ne reviendrai pas sur le discernement qu’il convient d’avoir vis à vis de l’information, ni sur le nouveau rôle du consommateur d’information, j’en ai parlé dans mon premier article sur ce sujet disponible ici.
Je préfèrerai insister sur une autre dimension qui est essentiel quand on parle de réseaux, le partage. Ici il s’agit de partage de l’information. S’il n’y aurait qu’un argument qu’il faudrait mettre en avant pour démontrer l’utilité de ces nouveaux outils je choisirai celui là !
Ces outils poussent à la conversation, à l’échange, à la confrontation des points de vues. Les membres de mon réseau m’enrichissent de ce qu’ils partagent, leurs infos, leurs points de vu… une sorte de mutualisation des connaissances !
En poussant un peu mon raisonnement, j’irai jusqu’à dire que ces sites peuvent favoriser l’ouverture d’esprit !
Ils sont 5 journalistes !!! Enfermés 5 jours dans une ferme dans le Périgord !!! Ils n’auront comme seules sources d’information que Twitter et Facebook !!! Ils devront mener à bien leurs chroniques sur leurs radios respectives !!!
Il ne s’agit pas d’une nouvelle émission de Télé-Réalité, quoique ?!
Ce sont 5 journalistes radio de France Inter, France Info, Radio Télévision Suisse, Radio Canada et de la RTBF qui n’utiliseront pendant une semaine, du 1er au 5 février, que Twitter et Facebook comme source d’information pour réaliser leurs chroniques.
L’objectif de l’opération : voir quelle information émerge de ces réseaux sociaux ? La lecture du monde, dans ces conditions, est-elle pertinente ? Est-on informé de la même manière qu’avec les médias classiques ? Comment se construit alors l’information ?
Les journalistes feront des points quotidiens, vous trouverez plus de détails sur le site des radios francophones. Vous pourrez les suivre sur twitter ici @HuisClosNet/lesjournalistes .
Cette expérience est très intéressante dans la mesure où elle a le mérite de soulever de vrais problèmes de fond sur l’accès à l’information, son partage et sa perception.
Mais pourquoi avoir juste choisi ces 2 réseaux ?! Leur fonction initiale est-elle d’apporter une information exhaustive et pertinente ? Pris seuls quelles réponses peuvent-ils apporter aux objectifs de l’opération ?
Ces médias ne prennent-ils pas tout leur sens dans leur complémentarité avec les autres médias, radio, presse, voir TV… ?
On a pu voir de la part de certains journalistes de la méfiance à l’égard de ces médias, où l’individu devient diffuseur/relayeur d’informations. Il faut espérer que les résultats de cette expérience ne viendront pas donner de l’eau au moulin des plus sceptiques.
Quels sont les risques, ces médias modifient-ils l’information ?
Ils modifient la façon dont l’utilisateur va accéder à l’information c’est sûr, mais est-ce un danger ?
Je sais que si je veux des informations sur l’accroissement de la dette publique en France je ne les trouverai pas en suivant @JpEtche ou @DamienOddos sur twitter, ils auront par contre des infos pertinentes sur les nouvelles technologies qu’ils auront jugé bon de partager… Les infos fiables et pertinentes sur la dette je les trouverai en suivant des personnes proches des « sphères » économiques.
Pour chaque source d’information c’est au lecteur, auditeur, ou téléspectateur d’avoir le discernement nécessaire pour trier l’information, savoir la compléter, la critiquer, l’opposer avec d’autres points de vue…
Un media pris seul peut difficilement être pertinent et exhaustif, c’est la complémentarité et la confrontation des médias qui est intéressante.
Du coup je ne sais plus vraiment qu’elle est l’objectif de cette expérience…
Étudier la pertinence de Twitter et Facebook ? ou,
Remettre en cause des médias où l’individu devient diffuseur d’informations à la place du journaliste ?
Bon, tout cela ne serait, bien sûr, que le mauvais scénario,
laissons ces 5 journalistes apporter leur réponse qui soulignera je l’espère l’utilité de ces nouveaux outils de communication qui facilitent la diffusion des informations tout en créant du lien entre les individus.
A suivre
Comme je sais que vous avez tous été très sages pendant le week-end aujourd’hui j’ai décidé de vous offrir 2 images, toutes deux relatives aux réseaux sociaux.
La première pour rappeler que les réseaux sociaux sur internet ne datent pas d’aujourd’hui.
On y apprend tout d’abord qu’un des premiers site de réseau social a été lancé en 1995, il s’agit de classemate.com (site, qui existe encore aujourd’hui, dédié aux collégiens américains, 50 millions d’utilisateurs).
Notons que c’est à partir des années 2003 et 2004 que sont apparus les 2 sites possédants aujourd’hui le plus grand nombre d’utilisateurs : Facebook, avec ses 300 millions d’utilisateurs et Myspace avec ses 263 millions d’utilisateurs.
Et pour ceux qui s’interrogeraient sur le site qzone.qq.com, il s’agit d’un site chinois proposant une plateforme de blog et de messagerie instantané. Si la croissance de son nombre d’utilisateurs risque de se poursuivre, ce site sinophone aura du mal à s’imposer au delà de ses frontières.
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La seconde illustration se réfère aux usages des internautes dans le monde.
Elle permet de constater que les usages sont différents en fonction des pays. Les pays occidentaux (France, Etats Unis, Allemagne, Angleterre…) n’utilisent pas les médias sociaux de la même façon que les pays asiatiques ou sud américain.
Concernant l’hexagone, il y est dit qu’un tiers des internautes mettent à jour régulièrement un profile sur un site de réseau social et mettent en ligne des photos. 1 sur 10 écrivent sur un blog ou chargent des vidéos, enfin 4% d’entre eux utilisent un service de micro-blogging (twitter…).
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A+
Il y a 15 jours avait lieu la conférence « L’invasion des avatars », organisée par la Scam, qui proposait d’aborder le thème des communautés virtuelles. Les internautes étaient d’ailleurs invités à suivre cette rencontre grâce à une retransmission en direct sur le Web et Second Life. En lisant le blog de Gromike, j’ai vu que les vidéos de la conférence étaient en ligne sur Dailymotion… elles sont peut être un peu longues mais à voir !
Texte de l’invitation reçue via Facebook (forcément !
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« Communautés virtuelles, jeux en ligne, MMORPG… ! Effet de mode ou nouvel opéra ?
Alain Le Diberder retrace la genèse de ces univers, des radioamateurs dans les années 1920, jusqu’aux communautés virtuelles, en passant par le minitel, le réseau et par le Deuxième Monde, qu’il a créé en 1994. »
Intro + Alain Le Diberder :
« Yann Minh propose une flânerie dans son domaine sur Second Life. Décryptage de cet outil, définition des termes utilisés, évocation des innombrables possibilités de création offertes, circulation des oeuvres… Mondes virtuels, ils fascinent et inquiètent et posent, bien sûr, la question du droit d’auteur dans le cyberespace. »
Yann Minh :
>> Inscription Second Life en français <<
« Une communauté virtuelle est un groupe de personnes qui communiquent par l’intermédiaire de mails, internet, courrier, téléphone, pour des raisons professionnelles, sociales, éducatives ou autres. Le mot virtuel est employé pour signifier qu’il ne s’agit pas de communication face à face. » (cf. Wikipédia).
Voici une petite vidéo humoristique qui illustre bien l’appréhension de certains vis-à-vis de l’utilisation de nouveaux outils de communication tels que les blogs, les réseaux sociaux ou même les univers virtuels… notamment par des entreprises telles que le Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne :





